Et Jésus marcha sur le Gange

Lettre de Dom Jean-Gabriel Gélineau, moine de Kergonan, en date du 21 janvier 2015 :

"Cher Alain,

"Et Jésus marcha sur le Gange : lire votre livre est un vrai délice. Je me suis beaucoup plu à vous suivre sur les traces d'Henri Le Saux. Alors que vous décrivez votre propre itinéraire, la mention de Swamiji est chaque fois comme naturelle. Vous rendez sa présence tout à fait actuelle. C'est comme si son expérience pouvait être rejointe d'une certaine façon par celui qui fait son pèlerinage sous l'impulsion de l'Esprit. Plusieurs fois, vous mentionnez la rencontre de personnes qui l'ont connu. C'est impressionnant. Avec le recul, vous trouvez votre narration un peu égocentrique; pourtant c'est ce qui en fait l'intérêt, car c'est très vivant, et votre style est celui d'un écrivain de talent. Pour ma part, je trouve que vous avez eu beaucoup d'audace à décrire des événements que je n'aurais pas osé dire à votre place. Mais tant mieux aussi, car c'est mieux plonger dans ce monde indien paradoxal, trivial et mystique à la fois.
Votre livre se termine par une belle montée à la source, avec la messe sur le monde. Le Saux a ainsi relié l'eucharistie et l'incarnation à la révélation du Fils uni à son Père dans l'Esprit. J'aime bien votre exposé de l'advaita, et la façon dont vous expliquez qu'elle ne fait pas obstacle au christianisme. La citation du Journal est éclairante. On peut se demander : pourquoi Sw. a-t-il tant souffert de ses deux "fois" dont il a vécu jusqu'à la découverte du Graal ?

Je vous souhaite de continuer à nous donner de la bonne nourriture, pour la joie de vos lecteurs et auditeurs.
                                                                       Bien fraternellement,

                                                                                                       Jean Gabriel."

Éditions François Bourin, 2012.

Jusqu’où aller vers l’autre sans se perdre soi-même ? Cette question traverse toute la vie et l’oeuvre d’Henri Le Saux, bénédictin devenu moine errant aux sources du Gange, au milieu du xxe siècle. Alain Durel nous entraîne sur les traces du vagabond mystique, englouti dans les profondeurs abyssales de l’Inde. Des cocotiers du Kerala aux neiges éternelles de l’Himalaya, il retrouve ainsi le subcontinent indien, des années après y avoir lui-même erré en quête de l’illumination. Orient ou Occident, Jésus ou Shiva ? Son voyage prend peu à peu la tournure d’une confrontation spirituelle, le mettant aux prises avec ses propres démons, comme jadis le missionnaire breton. « Road movie » métaphysique, odyssée pleine d’humour et de poésie, Et Jésus marcha sur le Gange est une invitation, au-delà des frontières et des dogmes, à faire l’expérience intime de notre liberté.

Acheter en ligne : Et Jésus marcha sur le Gange : Sur les traces d'Henri Le Saux

SUR LES TRACES DU PERE HENRI LE SAUX, un article d'Alain Durel dans le dernier numéro de la revue Ultreïa (hivers 2015)

http://revue-ultreia.com/rubriques/dans-les-pas-des-voyageurs-de-l-absolu/sur-les-traces-du-pere-henri-le-saux/

Michael Lonsdale lit des extraits de Et Jésus marcha sur le Gange.
La Croix
Service littéraire