L'empire des choses

L'Harmattan, 2004.

"Sommes-nous parvenus à la fin des Temps ? La mort de Dieu annoncée par Nietzsche et celle de l'homme par Michel Foucault auraient-elles entraîné la mort de la politique, de l'art et de la religion ? La culture de masse n'est-elle pas devenue la religion du marché mondial et la société du spectacle le règne de la marchandise. Comme dans le film Matrix, la technique semble avoir pris le pouvoir et emprisonné les hommes dans un monde virtuel. Combien de temps les résistants de «Sion» pourront-ils encore attendre l'Élu sans succomber à l'empire des choses ? Or, voici que la fin de l'histoire annoncée par les prophètes du capitalisme avancé coïncide avec un violent retour du religieux. Ce traité théologico-politique sur la réification souligne le lien existant entre économie politique, oeuvre d'art et religion dont Hegel faisait des moments de l'Esprit. Si la religion est l'essence de l'art et de l'Etat, elle doit pouvoir nous livrer la clef de l'énigme non résolue de l'Histoire et inaugurer ainsi sa rédemption. La thèse de ce livre est la suivante : l'empire des choses est le miroir brisé du règne de Dieu. Le «monde réellement renversé» est la conséquence apocalyptique d'une sécularisation de l'espérance religieuse" (ALAIN DUREL)